Pourquoi j'ai créé Vastilia

Quelques mots sur celui qui porte ce projet — et sur le regret qui lui a donné naissance.

1 juillet 2026 · Lecture 5 minutes

Je m'appelle Peter M., et je suis le fondateur de Vastilia. On me demande souvent d'où vient l'idée. La vérité, c'est qu'elle est née d'un jour très précis : celui où j'ai appris que j'allais devenir grand-père.

Une vie qui finissait comme un vieux coffre au grenier

Cette nouvelle m'a rendu heureux, évidemment. Mais elle a aussi fait remonter quelque chose. En y repensant, j'ai réalisé deux choses qui m'ont serré le cœur. D'abord, que les souvenirs de mes parents n'avaient jamais été triés — mille histoires que personne n'avait notées, et qui s'effaçaient doucement. Ensuite, que des centaines de mes propres photos — dont celles d'un tour du monde — dormaient sur des disques durs oubliés, que plus personne n'ouvrirait.

Une vie entière qui finissait comme un vieux coffre au grenier : présent, mais fermé, illisible pour ceux qui suivraient. Je me suis dit que mes petits-enfants, un jour, ne sauraient pas qui j'étais — non par manque d'amour, mais parce que personne n'aurait pris le temps de le mettre en mots.

Je ne voulais pas d'un service de plus pour « préparer sa succession »

J'ai cherché ce qui existait. J'ai trouvé beaucoup d'outils froids, tournés vers l'administratif : préparer sa succession, ranger ses papiers, organiser l'après. Utile, sans doute. Mais ce n'était pas ce que je cherchais.

Je voulais un endroit pour raconter et transmettre — pas pour classer. Un lieu où déposer les morceaux de vie qui comptent : un souvenir d'enfance, une photo enfin nommée, un lieu qui a compté, un conseil qu'on aimerait laisser. Pour que mes petits-enfants sachent qui était leur grand-père bien avant d'avoir besoin de le savoir.

Un projet indépendant, et qui le restera

Vastilia, c'est ça. Un projet indépendant, sans investisseurs, sans publicité. Ce choix n'est pas cosmétique : il conditionne tout le reste. Pas d'annonceurs à satisfaire, donc aucune raison de convoiter vos données. Vos souvenirs sont hébergés en Europe, ils ne servent ni la publicité, ni la revente, ni l'entraînement d'intelligences artificielles. Le service vit de ses abonnements ; c'est tout, et c'est très bien ainsi.

J'aime résumer Vastilia par une image : nous fournissons la coque solide — l'outil durable, sûr, pensé pour le temps long — et vous y mettez les voiles : votre histoire, votre voix, ce que vous voulez transmettre. Nous portons le contenant ; vous restez maître du récit.

Je lis chaque message

Parce que c'est un projet à taille humaine, je lis personnellement chaque message que l'on m'envoie. Vos retours, vos doutes, vos histoires : ce sont eux qui font avancer Vastilia. Si l'idée vous touche, ou si vous avez une question, n'hésitez pas — écrivez-moi.

Et vous, quelle histoire aimeriez-vous laisser ?

Vastilia vous accompagne pour recueillir vos souvenirs, une question à la fois, et les transmettre à ceux que vous aimez. Vous pouvez commencer par une seule phrase.

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